Faire avancer la recherche contre la SLA

La recherche est porteuse d’espoir pour les personnes atteintes de la SLA. Chaque avancée scientifique contribue à mieux comprendre la maladie et à préparer les traitements de demain. Mais ces progrès nécessitent du temps, des équipes et des ressources importantes.

Pourquoi la recherche est essentielle

La recherche est aujourd’hui le principal moteur d’espoir face à la SLA. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie, d’identifier ses causes et de développer des pistes thérapeutiques de plus en plus précises.

Chaque avancée, même progressive, contribue à améliorer la prise en charge des patients, à prolonger l’autonomie et à préparer les traitements de demain.

Sans recherche, il n’y a pas de progrès possible. C’est pourquoi le soutien des associations, des familles et du grand public est indispensable.

Les grands axes de recherche

Comprendre la maladie

Identifier les mécanismes biologiques responsables de la SLA.

Développer des traitements

Rechercher des thérapies capables de ralentir ou stopper la maladie.

Essais cliniques

Tester de nouvelles approches chez des patients volontaires.

Génétique et biomarqueurs

Identifier les facteurs biologiques impliqués dans la SLA.

Qualité de vie

Améliorer l’autonomie et le quotidien des patients.

Recherche internationale

Coopération entre laboratoires dans le monde entier.

Actualités de la recherche

Les avancées scientifiques et les progrès autour de la SLA dans le monde.

AcR Qualsody

Quel progrès ?

Pas de progrès en l’état actuel des données.

 

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

Au regard 

  • des résultats non statistiquement significatifs sur le critère de jugement principal clinique (échelle d’évaluation fonctionnelle de la SLA révisée) évalué à 28 semaines dans une étude pivot de phase III comparative randomisée en double-aveugle versus placebo ; les données de suivi d’efficacité en ouvert sous tofersen jusqu’à 148 semaines (analyse descriptive) n’apportant pas de preuve supplémentaire,
  • de l’absence de données comparatives robustes par rapport au riluzole, traitement de fond actuellement disponible, dans un contexte où 62 % et 61 % des patients recevaient le traitement à l’inclusion et tout au long de l’étude pivot respectivement dans les groupes tofersen et placebo,
  • des données comparatives indirectes de faible niveau de preuve (étude de cohorte rétrospective FORSLA et méta-analyse Hamad et al. 2024) n’ayant pas permis de démontrer l’efficacité du tofersen par rapport à la prise en charge actuelle, ainsi que des données de l’accès compassionnel et des avis d’experts suggérant un bénéfice potentiel, du tofersen en termes d’efficacité clinique, d’effet biologique (taux de neurofilament, critère de substitution non validé à ce stade) et avec une tolérance acceptable,
  • et prenant en compte le besoin médical insuffisamment couvert dans cette maladie et la nécessité de disposer d’alternatives thérapeutiques efficaces et bien tolérées,

la Commission considère que QALSODY (tofersen) est une option thérapeutique dans la stratégie thérapeutique de traitement de la SLA avec mutation du gène SOD1.

Le traitement par tofersen ne doit être instauré que par un médecin expérimenté dans la prise en charge de la SLA et administré par des professionnels de santé expérimentés dans la réalisation des ponctions lombaires ou sous la supervision de ces professionnels de santé. Il sera notamment discuté avec le patient du fait que le traitement peut être associé à des EI graves (myélite et/ou radiculite, augmentation de la pression intracrânienne et/ou œdème papillaire) et la prise en compte du fardeau du traitement (administration mensuelle intrathécale).

L’intérêt de poursuivre le traitement doit être réévalué régulièrement au cas par cas en fonction du tableau clinique du patient et de sa réponse au traitement

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Nouvelles pistes de recherche : microbiote et SLA

La recherche explore aujourd’hui de nouvelles pistes pour mieux comprendre la SLA, notamment le rôle du microbiote intestinal dans les mécanismes de la maladie.

Plusieurs études internationales suggèrent qu’un déséquilibre du microbiote pourrait être impliqué dans certains processus neuro-inflammatoires observés dans la SLA.

En France, l’essai clinique IASO initié par la société Maatfarma et l'association de malades et d'aidants "Tous En selles Contre la SLA", a étudié l’impact d’une microbiothérapie orale sur le microbiote intestinal de personnes atteintes de SLA.

Ces travaux ouvrent des perspectives de recherche intéressantes, mais restent à ce stade exploratoires et ne constituent pas un traitement validé.

La recherche a besoin de vous

Chaque soutien permet de financer les travaux scientifiques, les essais cliniques et les nouvelles pistes comme le microbiote.