Faire avancer la recherche contre la SLA

La recherche est porteuse d’espoir pour les personnes atteintes de la SLA. Chaque avancée scientifique contribue à mieux comprendre la maladie et à préparer les traitements de demain. Mais ces progrès nécessitent du temps, des équipes et des ressources importantes.

Pourquoi la recherche est essentielle

La recherche est aujourd’hui le principal moteur d’espoir face à la SLA. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie, d’identifier ses causes et de développer des pistes thérapeutiques de plus en plus précises.

Chaque avancée, même progressive, contribue à améliorer la prise en charge des patients, à prolonger l’autonomie et à préparer les traitements de demain.

Sans recherche, il n’y a pas de progrès possible. C’est pourquoi le soutien des associations, des familles et du grand public est indispensable.

Les grands axes de recherche

Comprendre la maladie

Identifier les mécanismes biologiques responsables de la SLA.

Développer des traitements

Rechercher des thérapies capables de ralentir ou stopper la maladie.

Essais cliniques

Tester de nouvelles approches chez des patients volontaires.

Génétique et biomarqueurs

Identifier les facteurs biologiques impliqués dans la SLA.

Qualité de vie

Améliorer l’autonomie et le quotidien des patients.

Recherche internationale

Coopération entre laboratoires dans le monde entier.

Actualités de la recherche

Les avancées scientifiques et les progrès autour de la SLA dans le monde.

AcR Etude de Santé Publique

• Les maladies du motoneurone (MMN), dont la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) représente 90 % des cas, ont un impact sanitaire et social majeur. Elles font notamment l’objet du 4e Plan national maladies rares 2025-2030 et de la Stratégie nationale maladies neurodégénératives (MND) 2025-2030. Santé publique France réalise depuis plusieurs années une surveillance épidémiologique de ces pathologies, avec la mise à disposition d’indicateurs d’incidence et de mortalité territorialisés, utiles pour dimensionner l’offre territoriale d’information, de prise en soins et d’accompagnement, répondre aux signalements de suspicions
d’agrégats spatio-temporels, et orienter la recherche fondamentale sur les étiologies possibles.
• Ces nouveaux résultats, calculés à partir des données médico-administratives du Système national des données de santé, actualisent jusqu’en 2021 les estimations précédemment disponibles jusqu’en 2015 au niveaun ational, régional et départemental, en France hexagonale et dans les DROM (hors Mayotte). Ils permettent d’affiner l’analyse de la répartition géographique des cas à l’échelle des EPCI1 et incluent une recherche des zones géographiques de potentielle surincidence ou surmortalité.
• L’incidence standardisée des MMN est de 3,0 à 3,5 cas pour 100 000 habitants/an, comparable aux données européennes. Elle est plus élevée chez les hommes que chez les femmes et augmente avec l’âge, également en cohérence avec les observations internationales.
• La mortalité standardisée (2,7 à 3,0/100 000), proche de l’incidence, reflète la létalité élevée de ces pathologies et le faible intervalle entre le diagnostic et le décès.
• Aucune tendance temporelle significative dans l’évolution de l’incidence ou de la mortalité n’a été observée entre 2010 et 2021 après standardisation sur l’âge et le sexe (l’augmentation observée des taux bruts pouvant être attribuable au vieillissement de la population), à l’exception d’une baisse du nombre des cas en 2020 qui
 pourrait être liée à des retards de diagnostic pendant la pandémie de Covid-19.
• L’analyse spatiale révèle une répartition géographique hétérogène des cas entre les régions, les départements et les EPCI, avec des zones de surincidence et de surmortalité par rapport à la moyenne nationale, confirmées par les résultats des balayages spatio-temporels, bien qu’aucune structure spatiale récurrente robuste n’ait été formellement identifiée à l’échelle des EPCI, hormis potentiellement en Bretagne (incidence et mortalité), en Auvergne-Rhône-Alpes (incidence ou mortalité) et en limite Occitanie et PACA (en incidence uniquement).
 

 Lien vers l'étude complète 

Retour vers la liste des articles

Nouvelles pistes de recherche : microbiote et SLA

La recherche explore aujourd’hui de nouvelles pistes pour mieux comprendre la SLA, notamment le rôle du microbiote intestinal dans les mécanismes de la maladie.

Plusieurs études internationales suggèrent qu’un déséquilibre du microbiote pourrait être impliqué dans certains processus neuro-inflammatoires observés dans la SLA.

En France, l’essai clinique IASO initié par la société Maatfarma et l'association de malades et d'aidants "Tous En selles Contre la SLA", a étudié l’impact d’une microbiothérapie orale sur le microbiote intestinal de personnes atteintes de SLA.

Ces travaux ouvrent des perspectives de recherche intéressantes, mais restent à ce stade exploratoires et ne constituent pas un traitement validé.

La recherche a besoin de vous

Chaque soutien permet de financer les travaux scientifiques, les essais cliniques et les nouvelles pistes comme le microbiote.